Le cannabis est 114 fois moins toxique que l’alcool

 

 

cannabis

Red wine glass isolated on white background

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle étude publiée dans le Scientific Reports, un site internet publiant des articles sur tout ce qui touche aux sciences naturelles, a évalué les drogues récréatives selon leur niveau de toxicité. Des produits comme l’alcool, le tabac, l’héroïne et le cannabis ont été mis au banc d’essai par les chercheurs. Pour mesurer le niveau de toxicité sur le corps humain de chaque substance a été utilisé le MOE (« margin of exposure » c’est-à-dire la marge d’exposition) qui mesure le ratio entre le seul toxicologique (c’est-à-dire la limite au-delà de laquelle l’ingestion d’un produit peut avoir des effets néfastes sur l’organisme) et une estimation de la quantité consommée par un être humain. Plus le MOE est bas, plus le produit est toxique et par conséquent plus le MOE est élevé, moins il est toxique.

Après les tests, les résultats ont fait ressortir que l’alcool, la nicotine, la cocaïne ainsi que l’héroïne entraient dans la catégorie « haut risque » (MOE < 10) tandis les cigarettes  tombaient dans la catégorie « risque ». D’autres substances comme les opiacés, l’amphétamine et les benzodiazépinesont des MOE supérieurs à 100 et le cannabis un MOE supérieur à 10 000. L’examen toxicologique de MOE valide l’opinion des pro-cannabis qui déclarent que le cannabis est moins dangereux pour la santé que de boire de l’alcool. Cela nous étonne assez peu ici mais le fait que l’alcool ait reçu la première place pour le produit qui cause le plus de ravages sur le corps humain peut faire hausser les sourcils à plus d’un.

Le bilan de cette étude est que le cannabis a été évalué 114 fois moins toxique que l’alcool, ce qui nous apparaît particulièrement ironique puisque le cannabis est encore illégal dans beaucoup de pays car il est considéré par les pouvoirs publics comme trop dangereux tandis que l’alcool est libre à la vente alors qu’on rapporte chaque année qu’en France, l’alcool coûte la vie à 45 000 personnes.

 

CSA Nixon

Nixon signant le Controlled Substances Act 1971

Si vous comparez ce classement avec la liste des produits du Controlled Substances Act de 1971 des Etats-Unis (politique fédérale initiée par le président de l’époque, Richard Nixon, qui réglemente la manufacture, l’importation, la possession, l’usage et la distribution de certaines substances), vous serez profondément choqués : les substances de cette liste sont classées en cinq catégories. Dans la catégorie II, vous trouvez des produits comme la cocaïne, la méthamphétamine, les opiacés: ces drogues sont acceptées comme traitement médical aux Etats-Unis (cependant, il reste difficile de s’en procurer car elles sont soumises à de sévères restrictions). Le cannabis, lui, est placé dans la catégorie I, soit la catégorie la plus restrictive où on applique aux produits présents la politique la plus répressive. Dans la catégorie I, vous pouvez trouver aux côtés du cannabis des drogues comme le GHB (aussi appelée la drogue du violeur), le LSD (un psychotrope hallucinogène), la MDMA (stimulant du système nerveux central) ou encore l’héroïne (drogue à très forte dépendance physique). Le cannabis est donc présent dans la catégorie des drogues présentant un potentiel élevé de dépendance, interdites d’usage médical quel qu’il soit (car elles possèdent une faible valeur thérapeutique) et représentant un risque grave pour la santé publique.

 

Alors que l’on sait aujourd’hui que l’alcool et le tabac peuvent faire des ravages sur la santé, vous ne les trouvez cependant pas dans cette liste. Effectivement, l’alcool peut provoquer un accident vasculaire cérébral, une arythmie (trouble du rythme cardiaque), de l’hypertension artérielle, une hépatite alcoolique (lésion du foie), une cirrhose, certaines formes de cancer (bouche, gorge, foie pour ne citer que ceux là), des dégâts nerveux, des dommages au cerveau irréversibles.
Quant au tabac, nous avons aujourd’hui qu’il augmente significativement les chances d’avoir un cancer du poumon, du pharynx, de la bouche, l’oesophage par exemple.

 

Ici, nous pensons que la science a raison sur les décisions politiques. Nous avons la preuve empirique (d’après le dictionnaire Larousse, c’est une théorie philosophique selon laquelle la connaissance que nous avons des choses dérive de l’expérience.) que le cannabis est bien moins nocif pour la santé que le tabac, l’alcool et les substances avec lesquelles le cannabis est classé. De plus, avec le nombre croissant de pays commençant à légaliser le cannabis à usage thérapeutique afin de soigner les troubles associés au syndrome de stress post-traumatique, l’épilepsie (mêmes les formes les plus sévères résistantes aux traitements traditionnels), la maladie de Crohn (maladie inflammatoire du tube digestif), l’angoisse, la dépression, la douleur, la nausée et ceci est une liste non-exhaustive. Les soutiens pour la légalisation du cannabis sont de plus en plus nombreux chaque jour, ce n’est qu’une question de temps avant qu’une réforme majeure ne pointe le bout de son nez.

Vous pouvez nous retrouver dans notre magasin au Musée du Fumeur au 7 rue Pache 75011 Paris.

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Article original de Leafly traduit en français.

Plus de renseignements sur l’étude.

Comments

  1. Market Research

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