Le cannabis et la dépendance

cannabis1Le cannabis récréatif devient de plus en plus autorisé dans les états américains et le cannabis médical prend également de l’ampleur au niveau mondial. Une question essentielle se pose: comment gérer l’addiction que le cannabis pourrait provoquer ? De nombreuses personnes s’interrogent sur les risques encourus lors de la consommation de cannabis récréatif ou médical.

Il est vrai qu’en consommant du cannabis, une personne peut développer un « trouble lié à l’usage » qui peut aller jusqu’à la dépendance. Il est tout d’abord nécessaire de définir le terme. On parle de dépendance au moment où, de façon durable et quotidienne, une personne n’arrive plus à se passer de consommer une substance alors que l’usage du produit a des conséquences néfastes sur sa vie ou crée une réelle souffrance. On différencie donc 2 aspects dans la dépendance: d’abord, la perte de maîtrise par rapport au comportement de consommer et ensuite la poursuite des consommations malgré les méfaits sur le consommateur et son entourage. Il est possible de développer une dépendance à de nombreux produits: drogues, sucres, café, alcool, etc. Les études suggèrent qu’un consommateur de cannabis sur 11 développera une dépendance à cette plante (ce qui équivaut à 9%). Ce chiffre est plutôt dérisoire lorsqu’on le compare avec le risque de dépendance à la nicotine (67,5%), à l’alcool (22,7%) ou à la cocaïne (20,9%). Le risque de dépendance au cannabis reste donc assez faible mais pas sans danger. Cependant il faut préciser que la dépendance au cannabis peut se développer à n’importe quel âge, et que les jeunes y sont particulièrement vulnérables. En effet, les personnes qui ont commencé à consommer du cannabis dès l’adolescence, le risque de dépendance s’élève à 17% et non pas 9%. De plus, ce type de consommation précoce est associé à un risque plus élevé de dommages au cerveau, dont certains pourraient être en partie irréversibles, notamment pour les consommateurs de moins de 16 ans.

hahaLa notion de tolérance et de sevrage:

La tolérance au cannabis suggère le fait qu’il est nécessaire de fumer toujours plus pour ressentir les mêmes effets que précédemment. La tolérance au THC est bel et bien réelle et concerne principalement les consommateurs réguliers. Cependant si un consommateur arrête sa consommation pendant plusieurs semaines, cette tolérance aura disparue. Ce phénomène est dû aux récepteurs cannabinoïdes dont le nombre diminue lors d’une consommation de cannabis régulière et qui revient à la normale lors d’un arrêt de la consommation.

Concernant le sevrage, les symptômes sont variés et diffèrent selon la personne. Mais les symptômes les plus fréquents sont: un sentiment de malaise intérieur, une plus grande irritabilité, des douleurs à l’estomac et des troubles du sommeil. L’intensité de ces symptômes dépend des habitudes de consommation et des quantités consommées. En général, ils s’estompent au bout de 2 semaines. L’arrêt du cannabis peut-être difficile pour certaines personnes car il apporte un mal-être ou d’autres symptômes psychiques que la consommation de cannabis aidait à soulager. C’est pour cela que l’arrêt du cannabis va parfois au-delà de la volonté et nécessite une aide extérieure. De nombreuses organisations existent pour vous aidez à arrêter votre consommation de cannabis.

Concernant les personnes qui consomment du cannabis à des fins thérapeutique, plusieurs études montrent qu’ils ont peu de chance de devenir dépendants. En effet, leur consommation en alcool ou autres drogues restent en général inchangée. D’autre part, il faut savoir que le CBD peut améliorer l’efficacité du cannabis médical et réduire les risques d’accoutumance. L’utilisation des cannabinoïdes sous forme acide (THCA ou CBDA) peut aussi aider à réduire les chances de développer une tolérance et garder les effets médicaux.

 

 

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